Salomé: le leader qui défend l'Amazonie

Salomé: le leader qui défend l'Amazonie

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© Rafal Cichawa / 123rf.com

L'histoire de Salomé, un brave chef indigène

salomé est le nom d'une femme courageuse. C'est un originaire du peuple Kichwa et vit à Moretecocha, une petite communauté isolée qui fait partie de la province de Pastaza, au cœur de l'Amazonie équatorienne.

Le bassin de la rivière Villano, où vit sa tribu, a longtemps été au centre des vues des grands compagnies pétrolières multinationales, qui a entamé une expansion de ses activités minières sans faire appel à la population. La menace des femmes plane également sur les femmes violence sexuelle, à la fois répandu et impuni.

Salomé Aranda n'était pas silencieuse. Le 22 mars 2018, il a profité de la rencontre entre les femmes amazoniennes et le président de l'Équateur, Lenín Moreno, pour dénoncer ouvertement ces deux situations.

Quelques semaines plus tard, le 13 mai 2018, un groupe d'étrangers il a jeté des pierres sur sa maison, menaçant sa sécurité et celle de sa famille. Salomé n'a pas hésité et s'est immédiatement tourné vers les autorités, mais à ce jour, les enquêtes ont cessé. Les coupables et les instigateurs n'ont jamais été identifiés.

Un an plus tard, Salomé ne peut pas encore être déclaré hors de danger, car il n'est pas on ne lui a offert aucune mesure de protection. C'est pourquoi Amnesty International a lancé une pétition exhortant le procureur général Diana Salazar à enquêter sur l'incident et à assurer sa sécurité.

L'histoire de Margoth arrêtée et menacée

Malheureusement, Salomé n'est pas un cas isolé, souligne Amnesty International. L'histoire de Margoth, une autre femme équatorienne qui a passé des années défendre le territoire et les droits des indigènes.

En 2015, lors d'une marche de grève à Puyo (toujours dans la province de Pastaza) elle a été arrêtée, battue et détenue pendant une semaine, pour ensuite être libéré sous caution. Elle a fini par être jugée pour "attaque et résistance", mais c'était acquitté de toutes les charges.

Trois ans plus tard, quelqu'un a mis le feu à sa maison, le détruisant complètement. Même dans son cas, le enquêtes s'est avéré en retard et ils ont fini en rien. On lui a proposé de rejoindre le programme de protection des témoins, mais elle a refusé en se justifiant par ces mots: "Je n'ai pas confiance dans le gouvernement actuel, je n'ai aucune confiance dans l'indépendance du système juridique en Équateur, ni dans les forces militaires ou de police. "

La pétition d'Amnesty International

Salomé, Margoth, mais aussi Patricia et Nema. À ces quatre femmes, toutes équatoriennes et toutes appartenant au collectif de femmes amazoniennes, est dédiée pétition d'Amnesty International qui fait ces demandes:

> démarrer le enquêtes sur les attaques et les menaces. Enquêtes qui doivent être immédiat, complet, indépendant et impartial;
> envisager la possibilité que les attaques soient liées aux leurs engagement envers les droits de l'homme, identifier les responsables et les traduire en justice;
> planifier et mettre en œuvre un protocole d'enquête spécifique pour les crimes contre ceux qui défendent les droits de l'homme, qui coordonne au mieux le travail des différentes autorités concernées.

La pétition a déjà dépassé les 25 mille adhésions; pour le signer, visitez ce lien.